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À propos du 50e anniversaire de l’ « indépendance » du Sénégal. Pourquoi les guillemets ?
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Écrit par Administrator
09-03-2010
Le Samedi 13 février 2010, il a été procédé au lancement des cérémonies devant accompagner la célébration, sur toute l’année, du 50e anniversaire de l’ « indépendance » du Sénégal intervenue le 4 Avril 1960. Officiellement il a été annoncé la mise en place d’un budget de 1 milliard 500 millions pour le financement de ces cérémonies.
Cette première sortie a déçu plus d’un en raison de l’importance historique de l’évènement à célébrer. Il a été fait appel plus au folklore qu’à la dignité qui devrait être réservée à l’évènement. Va-t-on continuer sur le même rythme durant toute l’année et gaspiller ainsi un milliard cinq cent millions de francs prélevés sur le budget national alimenté par l’argent du contribuable ? N’y a-t-il pas une autre approche à privilégier pour donner, par un contenu dynamique, un autre sens au cinquantième anniversaire que nous célébrons ? N’avons-nous pas l’obligation d’instaurer un large et profond débat autour de l’ « indépendance » telle qu’elle a été octroyée et mise en œuvre pour arriver aux résultats que nous savons, cinquante ans après ?
Mamadou Tandjan, une triste fin mais, celle, toujours réservée à tous les dictateurs.
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Écrit par Mandiaye Gaye
22-02-2010
« Un dictateur n’a pas de concurrent à sa taille tant que le peuple ne relève le défi »
François Mitterrand
Extrait de : le coup d’Etat permanent
Dieu soit loué ! Fort heureusement, sans effusion de sang, Mamadou Tandjan a été écarté du pouvoir, par des militaires qui ont le sens du devoir et du patriotisme pour soulager et libérer le peuple nigérien d’un illuminé qui se prenait pour un homme populaire, indispensable et incontournable pour son pays.
Comme c’est souvent le cas en Afrique, certains chefs d’Etat dictateurs ou gestation de le devenir, organisent des simulacres d’élections pour lesquelles, ils sont sûrs de les remporter, parce que procédant à toutes sortes de fraudes dans tout le long du processus.
Ainsi, ils étalent leur plébiscite, comme la preuve de popularité de leur singulière personne au sein des populations. Mais comble d’ironie, Mamadou Tandjan a été écarté sans que, ne serait-ce que, son parti ou ses souteneurs encore moins, la population n’aient levé le plus petit en guise de soutien ou de protestation en sa faveur. Le calme plat qui a suivi les évènements donne une preuve palpable pour ne pas dire manifeste, que l’homme fut impopulaire et vomi par son peuple qui, finalement n’avait plus que mépris pour lui.
C’est en tout cas l’occasion, de dire à l’attention des dictateurs et autres potentats africains encore au pouvoir, qui refusent absolument, le jeu démocratique ou plus exactement le changement démocratique –par la voie des urnes et du suffrage universel- dans les pays qu’ils dirigent, que c’est la moindre, des choses qui puissent leurs arriver s’ils persistaient. A savoir : un coup d’Etat sans effusion de sang avec la vie sauve et, au pire des cas maintenant, c’est un changement violent qui pourrait occasionner des pertes de vies humaines importantes.
Il y a lieu de se demander d’ailleurs, est-ce que ce sont tous les coups d’Etat qui sont à condamner dans tous les cas de figure et avec la même fermeté? Si, dans le principe de la démocratie, c’est oui dans la réalité d’un régime dictateur forcené, c’est non à mon avis. Comme par exemple, les cas de Toumani Touré au Mali et Jerry Rawling au Ghana pour ne citer que ceux-là. Certains changements de régimes par cette voie sont parfois salutaires parce que libérateurs dans les cas spécifiques de régime de dictateurs obstinés, dirigés par des hommes assoiffés et aveuglés par les délices du pouvoir et qui tiennent leur peuple otage, par le fait de changer en leur faveur à chaque fois que de besoin, pour demeurer au pouvoir aussi longtemps que possible, les règles démocratiques et constitutionnelles contre a volonté de leurs peuples.
Certes, aujourd’hui c’est Mamadou Tandjan qui s’était d’ailleurs inspiré de la méthode Abdoulaye Wade, qui est un coutumier des faits et qui le record mondial dans ce domaine. Parce que, de tous ceux qui violent leurs institutions et refusent le jeu démocratique dans leur pays, A. Wade, est le chef de file en ce moment précis.
Lettre ouverte à Monsieur le Sous-préfet de l’arrondissement de Missirah Wadène
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Écrit par GUY MARIUS SAGNA
11-02-2010
N
ous venons par la présente lettre vous faire part de notre avis sur votre comportement en lien avec un certain nombre d’évènements dont la communauté rurale de Gainth Pathé a été le théâtre.
La communauté rurale de Gainth Pathé a été rendu tristement célèbre par la fréquence de vols d’intrants agricoles. Nous n’en voudrons pour exemple que les deux derniers épisodes qui s’y sont produits ces deux dernières années.
En 2008, le détournement d’une grande quantité de semences de maïs y a été signalé. Cette affaire a été classée sans suite. Nous sommes d’autant plus fondés à le dire, qu’une année après, c'est-à-dire en 2009, une grande quantité d’engrais, cette fois-ci, y a disparue. Là par contre, les autorités (préfet et commandant de brigade) ont réussi à retourner cet engrais à leurs bénéficiaires les travailleurs paysans de Gainth Pathé. Ajoutons, pour la compréhension de la suite un élément qui a été également déterminant dans l’issue de l’épisode de 2009 : la mobilisation de démocrates de Gainth Pathé et du département de Koungheul.
C’est dans ce contexte que s’est invitée au débat la désignation des délégués syndicaux des travailleurs paysans de la communauté rurale. Coup de tonnerre dans un ciel serein : le président de la communauté rurale (PCR) qui a été incapable de déjouer les deux vols précédemment évoqués alors qu’il était au courant de ce qui se tramait a été bombardé, lui et des proches, délégué syndical et président du collège des délégués syndicaux de la communauté rurale.
nvité à l’émission « Remue-ménage » de la Rfm le dimanche 7 février 2010 et interrogé sur les gaffes du ministre Bécaye Diop, j’ai eu à répondre que sa responsabilité est limitée, voire nulle. Le seul et vrai responsable, c’est incontestablement le président de la République, qui s’est permis de nommer ministre de la République ce compatriote, qui n’a manifestement pas le profil de l’emploi. J’ai expliqué comment Bécaye Diop a été nommé ministre par défaut dans le premier gouvernement dit de l’alternance. Ce monsieur trouverait difficilement un poste de chef de cabinet dans un gouvernement sérieux mis en place par un président de la République digne de ce nom. Malgré ses limites objectives, Bécaye est aujourd’hui à la tête du Ministère de l’Intérieur, un département sensible, stratégique qui compte au moins treize (13) grosses directions, pilotées par des administrateurs civils de classe exceptionnelle, des colonels des Forces de sécurité, des commissaires divisionnaires qui ont gravi tous les échelons. Cette camisole qu’on lui a mise est trop ample pour son corps malingre. Il est vrai que c’est d’hommes et de femmes de l’acabit de Bécaye que Me Wade a besoin : sans relief, sans épaisseur, sans ambition politique et dont l’idée ne leur traversera jamais l’esprit de lorgner le fauteuil présidentiel.
Le ministre Madické Niang a accordé une interview au journal L’AS des 23-24 janvier 2010. Interpellé sur « l’interdiction de la vente de certains livres au (Sénégal) », il répond sans sourcilier ceci : « Vous avez vu une décision d’interdiction ? C’est seulement des gens qui veulent faire la publicité de leurs livres qui disent cela. Je vous donne un exemple. Quand le livre de Latif Coulibaly est sorti, il m’a fallu simplement sortir quelques feuilles de mon livre pour pouvoir le neutraliser. Qu’est-ce qu’on dit après ? Que des libraires étaient menacés, un stock était bloqué à l’aéroport… Moi, j’attends. Car mon livre, le deuxième, a déjà été édité et le titre même, ″le piège de l’acharnement″, a été choisi. » Et le ministre de poursuivre à propos des livres interdits : « Vous savez, ces genres de livres, écrits pour déstabiliser le régime, ne font plus recette. Les Sénégalais ne les lisent plus. Et comme c’est le cas, on invente toutes sortes d’accusations. Ceux qui disent que leurs livres ont été interdits, je leur demande d’en produire la notification. Quand on a une notification, on peut l’attaquer devant les tribunaux … » Se mettant à la place des deux journalistes qui l’interrogent, il leur lance : « Vous avez vu une notification interdisant la vente d’un livre ? » Ces derniers répondant négativement, il poursuit, très à l’aise : « Non ! Vous savez, au Sénégal, le meilleur moyen de vendre son livre, c’est de dire qu’il est interdit. Pour le cas des livres, dès qu’on véhicule une telle thèse, chaque personne qui a un parent en France va lui demander de lui apporter un exemplaire…. »
Hypocrisie internationale et vulnérabilité des semi colonies
« Haïti vient d’être frappé par un terrible séisme. Chacun y va de sa larme. Mais cette catastrophe s’ajoute à d’autres évitables celles-là, réparable pour l’une d’elle. Sans elle, le drame d’aujourd’hui aurait des effets moins cruels et des vies seraient sauvées en ce moment même. Car les conséquences d’un tremblement de terre ne sont pas identiques dans un pays riche et dans un pays pauvre ruiné et pillé ». Ce point de vu du journaliste haïtien Etant Dupain opposé aux larmes de crocodiles et aux média mensonges des officines impérialistes et de leurs relais d’une part et de ceux qui utilisent le panafricanisme et la question noire comme un fonds de commerce semi colonial d’autre part est également celui de Ferñent. Tout le monde sait que pour reconnaître son indépendance, la France a exigé de la première république noire une dette de 21 milliards de dollars et qu’Haïti fait partie des pays qui, comme le Sénégal, sont étranglés par les politiques impérialistes de l’OMC, de la Banque Mondiale et du FMI. FMI dans lequel la France et les USA pyromanes, qui jouent dans ce drame les sapeurs pompiers humanitaires, ont une place prépondérante. Tout le monde sait que l’extrême dénuement d’Haïti face au tremblement de terre est dû à la monarchie héréditaire de 29 ans de François Duvalier et de son fils Jean-Claude qui lui a succédé avec la bénédiction des occidentaux. Tout le monde sait aussi que Jean-Claude Duvalier en fuyant sous la pression populaire a volé entre 600 et 800 millions de dollars.
Me Wade, une « générosité débordante » portée toujours vers l’extérieur.
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Écrit par Mandiaye Gaye
23-01-2010
« Le mensonge fleurit, mais ne donne jamais de fruit »
Me Wade : « Offrir les terres de l’Afrique –comme si elles lui appartenaient- et une région entière et fertile du Sénégal, aux Haïtiens»
Encore une idée farfelue de Me Wade, dénuée totalement de bon sens. En réalité, elle est émise pour impressionner son monde et émouvoir ses inconditionnels et sans doute, certaines âmes sensibles d’Haïtiens, qui se trouvent présentement dans le malheur et qui sont préoccupés par leur devenir. En apprenant ces propos démesurés, j’ai été encore envahi par la honte, en tant que Sénégalais.
C’est franchement indécent de prendre prétexte du désarroi d’un peuple pour tenter de redorer son blason qui est déjà assez terni sur le plan international. Fort heureusement, je pense que, peu de gens seront si naïfs pour tomber encore sur ce traquenard de Me Wade, car l’homme est un habitué des faits, à telle enseigne que, ses élucubrations et autres annonces qui sortent de l’ordinaire, ne devraient plus tromper personne dans le monde entier.
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